samedi 24 octobre 2026

St Florentin



 1915 : LE CASQUE ADRIAN, CETTE INVENTION FRANÇAISE QUI SAUVA DES MILLIERS DE SOLDATS DANS LES TRANCHÉES

En 1915, sur le front occidental, une transformation silencieuse commence à modifier l'apparence du soldat français. Après des mois de combats meurtriers, les hommes qui portent encore le képi traditionnel voient apparaître un équipement destiné à devenir l'un des symboles les plus reconnaissables de la Grande Guerre : le casque Adrian. Sur ce portrait d'époque, un militaire français pose avec cette nouvelle coiffure métallique, dont la silhouette caractéristique tranche avec les couvre-chefs utilisés au début du conflit. Le casque possède une bombe arrondie, une visière à l'avant, un couvre-nuque à l'arrière et un cimier longitudinal qui court sur son sommet. Sur sa face avant figure une grenade enflammée, insigne traditionnellement associé à l'infanterie française. Le numéro 71, visible sur les pattes de col de l'uniforme, renvoie à une identification régimentaire, sans permettre à lui seul de déterminer l'identité du militaire. L'homme porte encore une moustache soigneusement entretenue, caractéristique de nombreux portraits militaires de cette époque. Mais l'élément essentiel est bien ce casque, dont l'adoption marque une rupture majeure dans l'histoire de l'équipement individuel. Lorsque la guerre éclate en août 1914, les soldats français partent au combat avec des uniformes dont certains éléments ont peu évolué depuis plusieurs décennies. Le képi protège du soleil et des intempéries légères, mais n'offre pratiquement aucune résistance aux projectiles. Or, dès les premières semaines, les pertes provoquées par les éclats d'obus, les shrapnels et les débris projetés par les explosions révèlent une vulnérabilité dramatique. Les blessures à la tête sont particulièrement graves. Dans les tranchées, où les hommes peuvent être relativement protégés par les parapets tout en conservant la tête exposée, la nécessité d'une protection adaptée devient rapidement évidente. Le casque Adrian naît de cette urgence. Il ne constitue pas simplement une modification de l'uniforme : il représente l'une des premières réponses industrielles à un problème médical et militaire posé par la guerre moderne.
Au début du conflit, les armées européennes découvrent l'ampleur de la puissance destructrice de l'artillerie. Les canons de campagne, les obusiers et les pièces lourdes projettent des quantités considérables de métal sur les positions adverses. Contrairement à une idée répandue, les soldats ne sont pas uniquement menacés par les balles tirées directement par l'ennemi. Les explosions dispersent des éclats de dimensions et de vitesses très variables, tandis que les pierres, les fragments de bois et les matériaux arrachés aux ouvrages défensifs deviennent eux-mêmes dangereux. Les services de santé militaires constatent rapidement la fréquence des blessures crâniennes. Une première solution française consiste à distribuer, au début de 1915, une calotte métallique portée sous le képi. Cette protection provisoire, généralement désignée sous le nom de cervelière, offre une résistance limitée, mais témoigne de la volonté de réduire les blessures causées par les petits éclats. Elle ne saurait cependant constituer une réponse suffisante à l'intensification des bombardements. L'intendant militaire Louis Auguste Adrian joue alors un rôle déterminant dans la mise au point et l'organisation de la production d'un véritable casque d'acier. Le modèle adopté en 1915, officiellement connu sous la désignation de casque modèle 1915, reprend une silhouette inspirée de certaines coiffures militaires et de casques de pompiers, mais adaptée aux besoins d'une armée de masse. Sa conception privilégie un compromis entre protection, poids, simplicité de fabrication et rapidité de distribution. Réalisé en acier relativement mince, il pèse généralement autour de 700 à 800 grammes selon les fabrications et les équipements. Il comporte plusieurs éléments assemblés, notamment la bombe, la visière, le couvre-nuque et le cimier. À l'intérieur, une coiffe en cuir permet de le maintenir sur la tête, tandis qu'une jugulaire contribue à le fixer pendant les déplacements. Le cimier, souvent présenté comme une simple décoration, recouvre également une ouverture ménagée dans la partie supérieure de la bombe, participant à la ventilation de l'ensemble. Le casque est destiné principalement à réduire les blessures provoquées par les éclats et les débris, non à garantir une protection contre un tir direct de fusil. Cette distinction est fondamentale. L'acier utilisé ne possède ni l'épaisseur ni les caractéristiques nécessaires pour arrêter systématiquement une balle de guerre lancée à pleine vitesse. Mais dans un environnement où une proportion considérable des blessures résulte de projectiles secondaires, même une protection imparfaite peut avoir des conséquences majeures. La véritable innovation du casque Adrian réside ainsi dans son adaptation aux conditions du front et dans sa fabrication à grande échelle. À partir de 1915, les usines françaises produisent des quantités considérables de casques, permettant progressivement d'en équiper les unités engagées dans les combats. Leur distribution n'est pas instantanée : elle s'étale sur plusieurs mois, au rythme des capacités industrielles et des priorités militaires.
L'arrivée du casque Adrian accompagne une transformation beaucoup plus profonde de l'armée française. En 1914, le fantassin français est encore associé à l'image du pantalon rouge garance et du képi. Dès les premiers mois de guerre, les pertes et les exigences du camouflage accélèrent l'adoption de tenues moins visibles. Le bleu horizon s'impose progressivement, tandis que l'équipement individuel est modifié pour répondre aux réalités de la guerre de position. Le casque devient l'un des éléments les plus immédiatement reconnaissables de cette nouvelle silhouette. Sa couleur évolue également : les premières fabrications peuvent présenter des finitions différentes, avant que les teintes bleu-gris et bleu horizon ne deviennent caractéristiques de l'infanterie française. Les casques reçoivent sur leur face avant des attributs distinctifs permettant d'identifier les armes et certains services. La grenade enflammée est associée à l'infanterie, les canons croisés à l'artillerie et la cuirasse surmontée d'un casque aux unités du génie, tandis que d'autres formations disposent de leurs propres insignes. Ces détails donnent aujourd'hui aux collectionneurs et aux historiens de précieux indices, même s'ils ne permettent pas toujours de déterminer avec certitude l'affectation d'un homme à partir d'un seul portrait. Dans les tranchées de Verdun, de la Somme ou du Chemin des Dames, le casque Adrian devient un équipement quotidien. Les soldats apprennent à vivre avec cette protection, à la conserver pendant les bombardements et à l'adapter à leurs habitudes. Il accompagne les corvées, les patrouilles, les relèves et les assauts. Les combattants continuent naturellement de subir de terribles pertes, mais les médecins militaires observent l'intérêt des protections métalliques pour limiter certaines blessures à la tête. Les statistiques publiées à l'époque et les estimations reprises ultérieurement doivent être interprétées avec précaution, car les méthodes de comptage, les types de blessures étudiés et les populations comparées ne sont pas toujours identiques. Il serait donc trompeur d'attribuer au casque un pourcentage universel de vies sauvées. Son utilité n'en est pas moins solidement établie : en réduisant la gravité ou la fréquence de certaines blessures causées par les éclats, il contribue à améliorer les chances de survie de nombreux combattants. Son influence dépasse rapidement les frontières françaises. Plusieurs armées alliées adoptent le casque Adrian ou des modèles dérivés, notamment la Belgique, la Russie, l'Italie et la Serbie, avec des variantes correspondant à leurs besoins. Cette diffusion illustre l'importance d'une innovation dont la valeur est immédiatement comprise par les états-majors confrontés aux mêmes dangers. Les Britanniques développent de leur côté le casque Brodie, dont la large bordure offre une protection adaptée aux éclats tombant d'en haut, tandis que l'Allemagne introduit en 1916 son célèbre Stahlhelm, reconnaissable à ses formes enveloppantes. En quelques années, le casque d'acier devient un équipement presque universel des armées engagées dans la guerre industrielle.
L'histoire du casque Adrian ne s'achève pas avec l'armistice du 11 novembre 1918. Son adoption marque durablement la manière dont les armées conçoivent la protection individuelle. Pendant des siècles, les casques métalliques avaient été associés aux chevaliers, aux cuirassiers et à certaines formations spécialisées, avant de disparaître largement de l'équipement ordinaire des fantassins européens. La Première Guerre mondiale provoque leur retour massif, non pour résister aux coups d'épée ou de lance, mais pour faire face aux éclats d'artillerie et aux dangers d'un champ de bataille dominé par les armes explosives. Le modèle français de 1915 connaît ensuite plusieurs évolutions. En 1926, l'armée française adopte un nouveau modèle Adrian, généralement fabriqué avec une bombe d'une seule pièce, plus robuste et plus simple dans sa construction. Ces casques restent en service pendant l'entre-deux-guerres et équipent encore de nombreux soldats français lors de la campagne de 1940. Le modèle de 1915, quant à lui, demeure un objet emblématique de la Grande Guerre, au même titre que le fusil Lebel, le masque à gaz ou la capote bleu horizon. Sa silhouette apparaît sur d'innombrables photographies, monuments aux morts, affiches et représentations commémoratives. Elle est devenue indissociable de l'image du poilu. Pourtant, derrière cette familiarité visuelle se cache une histoire profondément humaine. Le casque Adrian n'a pas été conçu pour impressionner l'adversaire ou donner davantage de prestige à l'uniforme. Il a été imaginé parce que les soldats mouraient ou étaient grièvement blessés dans des proportions que les protections traditionnelles ne permettaient plus d'accepter. Il témoigne de l'adaptation progressive des armées à une guerre dont elles avaient initialement sous-estimé la violence. Le portrait de ce militaire français, coiffé de son casque neuf et portant le numéro 71 au col, constitue à cet égard un document particulièrement révélateur. L'homme nous regarde avec le sérieux habituel des portraits militaires de l'époque, sans que nous puissions connaître son parcours, son unité exacte au moment de la prise de vue ou son destin ultérieur. Mais son équipement raconte une évolution décisive. Entre le soldat français de l'été 1914 et celui de 1915, il n'y a pas seulement quelques modifications vestimentaires : il y a l'expérience des premières offensives, la découverte des bombardements de masse et la prise de conscience que la survie dépend aussi de solutions techniques apparemment modestes. Un casque de moins d'un kilogramme ne pouvait pas supprimer les dangers de la guerre. Il pouvait néanmoins faire la différence entre une blessure mortelle et un homme capable de retrouver ses camarades. C'est peut-être là que réside la véritable importance historique du casque Adrian : derrière une silhouette devenue célèbre, il représente l'effort concret d'une armée pour protéger ses soldats face à une violence sans précédent.
Source de l’illustration : carte photographique française d'époque consacrée au casque Adrian.
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vendredi 23 octobre 2026

St Jean de Capistran

 Les animaux nous offrent un amour pur, sincère et sans condition, loin de la méchanceté ou du jugement que l'on peut parfois rencontrer chez les êtres humains




dimanche 18 octobre 2026

St Luc Nous c'est le pouce



 Une adorable habitude pour se rassurer : suçoter leur trompe

Les bébés éléphants ont une adorable habitude : ils suçotent leur trompe comme les enfants sucent leur pouce. 🐘💛
Ce geste naturel leur permet de se rassurer, surtout durant leurs premiers mois, lorsqu'ils apprennent encore à maîtriser cette longue trompe flexible qui bouge dans tous les sens.
En plus de les apaiser, cette petite routine les aide aussi à découvrir leur propre corps et à explorer le monde qui les entoure. C'est à la fois un mécanisme de confort et un exercice de développement. 🌿✨
Et tout comme les enfants finissent par abandonner leur pouce, les éléphanteaux cessent généralement ce comportement en grandissant, lorsqu'ils gagnent en confiance et en coordination.
Suis nous pour découvrir encore plus d'histoires fascinantes et attendrissantes sur les animaux du monde entier 🌍

vendredi 16 octobre 2026

Ste Edwige POURQUOI FAIRE UN ORPHELIN ???

 Chaque animal sauvage a une histoire, une famille et le droit d'exister sans crainte. Ce jeune marcassin exprime la vulnérabilité de tous ces êtres sensibles qui dépendent de notre bienveillance. 




jeudi 15 octobre 2026

Ste Thérèse d'Avila Une barbarie de moins !


 En France, une pratique qui entraînait l'élimination de près de 50 millions de poussins mâles chaque année est désormais interdite !

Pendant des décennies, les poussins mâles issus de la filière des poules pondeuses étaient éliminés dès leur naissance.
La raison ? Ils ne pondent pas d'œufs et leur élevage pour la viande était jugé insuffisamment rentable.
Mais depuis le 1er janvier 2023, la France interdit leur élimination systématique dans cette filière, sous réserve de certaines exceptions.
Les couvoirs utilisent désormais notamment l'ovosexage, une technologie permettant de déterminer le sexe des embryons directement dans les œufs, avant leur éclosion.
Les œufs contenant des embryons mâles peuvent ainsi être écartés avant la naissance des poussins.
Avec l'Allemagne, la France a été l'un des premiers pays au monde à mettre fin à cette pratique à grande échelle.
Une évolution importante pour le bien-être animal, même si certaines exceptions et pratiques continuent de faire débat.

mercredi 14 octobre 2026

St Juste - Souvenir Texan



 Le refuge texan de la Grande Armée.

La colonie française du « Champ-d’asile » est détruite le 10 octobre 1818. Champ d’asile est une éphémère colonie constituée au Texas, à l’origine par cent vingt officiers bonapartistes refusant le retour de la monarchie en France. Les Bonapartistes débarquent en Amérique peu après l’abdication définitive de leur empereur et font jouer leur réseau pour se trouver un terrain d’accueil. Le Congrès américain offre aux Français la Colonie de la vigne et de l’olivier le 3 mars 1817 située dans l’actuel état de l’Alabama.
Sur place, les deux officiers Henri et François Antoine Lallemand revendent à prix d’or leur parcelle et quittent l’Alabama pour le Texas à la recherche d’un nouvel emplacement. Ils s’appuient pour ce faire sur l’expertise du corsaire louisianais Jean Laffite qui connaît la côte texane comme sa poche.
En mars 1818, les frères Lallemand s’installent sur la rivière Trinity, à proximité de l’actuelle ville de Galveston et y fondent une nouvelle colonie qu’ils baptisent « Champ d’asile ». Ils rachètent pour quarante mille hectares de terrain (soit deux fois la ville de Paris) et se donnent les moyens de leurs ambitions. Champ d’asile est rapidement peuplé de quatre cents Français. Cent cinquante français installés à l’origine à New-York et Philadelphie, cent vingt officiers bonapartistes et une centaine de réfugiés de Saint-Domingue.
Sur place, la colonie fonde quatre forts protégés par huit canons et commence à battre sa propre monnaie frappée d’un coq côté pile et d’un soldat-paysan côté face. Champ d’asile peut compter sur sa voisine, la petite république fondée par Jean Laffite de l’autre côté du fleuve. Mais l’expérience tourne finalement court. Le Texas est en effet un territoire espagnol et Juan Castaneda va rapidement se charger de mettre un terme à la colonie française.
Les forts sont démantelés le 10 octobre 1818, les colons français se replient en Alabama, l’expérience d’un peuplement français au Texas n’aura pas duré plus de sept mois. Il faudra attendre une vingtaine d’année pour voir des Français se réinstaller dans l’arrière-pays.
Ce nouveau projet sera initié par Henri Castro qui, comme son nom l’indique, n’est pas Cubain mais Basque. En 1842, il fondera la ville de Castroville, rapidement peuplée par huit mille Français, principalement originaire d’Alsace et de la province allemande de Bade. La ville de Castroville existe toujours, elle est aujourd’hui modestement peuplée de trois mille habitants, dont la moitié sont des descendants alsaciens.
Illustration : Auguste Henri Dufour (1798-1865), Champ d'asile, carte du République de Fredonia, source Wikimédia.
Pour aller plus loin : Maurice Ezran, « Histoire du Texas », Éditions L'Harmattan, 2000.
208 ans jour pour jour, 10 octobre 1818.
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mardi 13 octobre 2026

St Géraud Intelligence et prudence

                                              


Quand un âne s'arrête net et refuse d'avancer, il n'est pas têtu : il évalue, et il a souvent de bonnes raisons.


Face à un bruit, une odeur ou un sol inconnu, le cheval fuit. L'âne, lui, se fige, observe, puis décide. Ce réflexe vient d'ancêtres de milieux arides et rocheux, où détaler à l'aveugle coûtait cher. Résultat : tirer sur la longe ou crier ne fait qu'augmenter sa méfiance. Un pont, une plaque de béton ou une flaque sombre peuvent suffire à le bloquer, parce que le sol change sous ses sabots. Laissez-lui quelques secondes pour flairer, puis avancez devant lui.

Cette prudence va avec une excellente mémoire. Il retrouve un chemin longtemps après l'avoir parcouru et retient les mauvaises expériences comme les bonnes, ce qui explique pourquoi la force donne de si mauvais résultats. On cite parfois jusqu'à 25 ans pour la reconnaissance d'un congénère, mais cette durée reste mal documentée.

Sur la charge, les sources divergent. Pour un adulte en pleine forme, la plupart des guides retiennent 20 à 25 % de son poids, certains vont jusqu'à 30 %. La prudence, c'est 20 % : sur un âne de 200 kg, cela fait 40 kg de bât bien réparti, pas davantage. Son braiment peut porter loin, jusqu'à 3 km en paysage ouvert selon certaines sources, mais c'est un maximum et non une règle. Compter 25 à 35 ans de vie, parfois plus avec un bon suivi.

Il peut aussi veiller sur un troupeau. Il n'aime pas les canidés, et chiens errants ou renards le trouvent sur leur chemin. Mais la littérature scientifique reste limitée, et face au loup, les spécialistes cités par Reporterre jugent la présence humaine bien plus efficace. Les consignes de l'Ontario ajoutent qu'il faut l'habituer tôt aux moutons et le laisser seul avec eux, car un âne trop sociable suit ses congénères au lieu de garder. Un animal castré a même déjà quitté un troupeau pour rejoindre une ânesse en chaleur.

Côté assiette, un fourrage pauvre lui convient. L'herbe grasse, non : elle l'engraisse et le met en danger. Et l'âne de Provence, l'ancien âne de transhumance, ne comptait plus que 1 630 individus en 2021, une race classée en danger.

Un âne qui s'arrête a presque toujours repéré quelque chose avant vous.

📚 Sources : Futura-Sciences ; Reporterre ; ministère de l'Agriculture de l'Ontario ; stud-book de l'âne de Provence ; SAVE Foundation ; Wikipédia 

samedi 10 octobre 2026

St Ghislain Danger présent

                                            


Qui est-ce qui est documenté par les services de l’État, et pas une invention médiatique ?

L’entrisme est un système structuré, qui vise à peser sur les institutions locales (municipales surtout), sans affrontement direct, par :
- le vote communautarisé,
- la pression associative,
- l’influence sur les élus faibles ou opportunistes,
- la captation de subventions,
- l’intimidation morale (accusations de racisme, islamophobie).
Une ville devient vulnérable quand plusieurs facteurs sont réunis par :
- Une forte concentration démographique issue de l’immigration récente et non d’hier. ( ne pas confondre svp…)
- Un clientélisme municipal ancien,
- Une faible implantation de l’État régalien (école, police, services sociaux),
- Un tissu associatif subventionné sans contrôle politique clair,
- Des élus locaux cherchant des relais électoraux “clef en main”…
Ce n’est donc pas une question ethnique ou exclusivement religieuse, mais principalement politico-institutionnelle.
Alors qu’elles sont les villes et territoires français régulièrement cités par les rapports et enquêtes ???
Sans surprise, ce sont surtout des zones urbaines denses, où l’abstention générale rend un vote structuré très influent.
En Île-de-France :
Seine-Saint-Denis (93)
Aubervilliers
Saint-Denis
La Courneuve
Pantin (partiellement)
Val-d’Oise :
Garges-lès-Gonesse
Sarcelles
Val-de-Marne :
Vitry-sur-Seine (zones spécifiques)
Dans les grandes métropoles :
Marseille (certains quartiers nord et est)
Lyon (Vénissieux, Vaulx-en-Velin)
Grenoble
Roubaix
Trappes (cas emblématique)
Toulouse (quartiers sud et ouest)
Montpellier
Strasbourg
Pour les villes moyennes sensibles :
Mulhouse
Saint-Étienne
Nîmes
Béziers (tentatives, pas domination).
Important :
aucune de ces villes n’est “perdue”, mais ce sont des terrains d’expérimentation.
Alors pourquoi les municipales sont la cible prioritaire ???
Parce que :
- le maire distribue subventions, salles, permis, postes,
- la participation est faible → quelques milliers de voix suffisent,
- la logique locale permet le chantage électoral discret,
- la presse nationale regarde peu.
C’est le niveau le plus rentable pour un mouvement minoritaire organisé.
Ce que font concrètement les réseaux d’entrisme.
Sans caricature :
- constitution de listes “citoyennes” prétendument apolitiques,
- pression sur les menus scolaires, piscines, créneaux séparés,
- revendications religieuses déguisées en droits culturels,
- intimidation d’enseignants, d’élus, d’associatifs laïques,
- mise à l’écart tous les musulmans laïcs ou républicains (parfois par des mebaces…)
Ce qui fonctionne pour s’y opposer et ce qui ne fonctionne PAS.
Ce qui ne fonctionne pas :
- le déni,
- l’amalgame,
- les discours moralisateurs,
- la seule répression policière,
- le « vivre-ensemble incantatoire ».
Ce qui fonctionne :
- Un État présent (école, police, droit),
- Une laïcité appliquée sans négociation locale,
- La fin des subventions sans contrepartie politique claire,
- Le soutien aux musulmans laïcs (les premiers menacés),
- Une parole politique ferme mais non hystérique,
- Un contrôle réel des associations (objet, financement, réseaux).
La vérité brute est que l’ENTRISME existe bien et bien qu’il soit encore minoritaire il est stratégiquement dangereux et destructeur au terme…
- Il ne prospère que sur la lâcheté politique des élus du moment pas sur la foi.
- Il recule quand l’État est clair, cohérent et courageux.
Ce n’est pas une guerre de civilisation c’est une bataille de souveraineté républicaine.

vendredi 9 octobre 2026

St Denis


 S'ils respirent, ils vivent. S'ils vivent, ils pensent. S'ils pensent, ils ressentent.....


Regardez bien leurs yeux, écoutez la profondeur de leur présence : derrière chaque battement de cœur se cache une conscience, une sensibilité et une âme pure. Les animaux ne sont pas de simples spectateurs sur cette Terre, ils partagent avec nous la capacité d'aimer, de souffrir, de joindre et de ressentir le monde qui les entoure.

jeudi 8 octobre 2026

St Bruno --- Tous les animaux ont une Ame

  Tous les animaux ont une âme à respecter, une vie à protéger et une place à aimer dans ce monde. »

En ce jour dédié aux animaux, gardons le regard doux et le cœur ouvert, à l’image de saint François d’Assise, qui voyait dans chaque créature une sœur ou un frère.

mercredi 7 octobre 2026

St Serge "Iconoclaste"

LA VENDÉE ETLA BRETAGNE INSURGÉES PROCLAMENT LOUIS XVII VIVANT ! – FIN JUIN 1795 –LA CONVENTION SAIT QU’IL EST VIVANT ET LIBRE !

Selon les accords secrets du Traité dela Jaunais(18 février 1795), signé entre les Chefs vendéens etla Convention, Louis XVII devait être remis, avec sa sœur, aux mains du Général de Charrette, au plus tard le 15 juin de cette année.
De fait, le jeune Roi fut délivré de sa prison dans la soirée du 12 juin 1795. L’accord a été tenu, secrètement, car une large partie dela Conventionignorait les « articles secrets » de ce Traité (voir notre post : le Traité dela Jaunais).
1° Le général Joseph de Puisaye – 30 juin 1795
Le Général de Puisaye, comme tous les chefs de la défense royaliste, SAIT que Louis XVII a été libéré du Temple et demande à ce qu’il soit proclamé Roi!
Voici la proclamation du Général Joseph de Puisaye, commandant en chef de l’armée royale de Bretagne, en date du 30 juin 1795, 15 jours exactement après l’évasion de Louis XVII :
« Français !
Au nom de Dieu, de votre Roi et de vos Princes légitimes, nous venons vers vous avec des paroles de paix.
Pourquoi cet intéressant et auguste rejeton de tant de Rois (Louis XVII), le fils de ce malheureux Monarque (Louis XVI), qui, croyant se confier à l'amour de son peuple, s'est précipité lui-même dans les bras de ses assassins, n’est-il pas proclamé Roi, rendu au Trône de ses ancêtres et environné des gardiens et conseils que la nature et la loi lui désignent..?
Soyez les sauveurs de notre patrie...
Il est glorieux de recevoir le prix de la valeur des mains d'un Roi qu'on a rétabli dans ses droits.
Au quartier général de Carnac.
Le 30 juin 1795.
Signé : PUISAYE. »
Cette proclamation est citée dans les « Mémoires surla Vendée » par le Comte de Vauban (1806).
Le Comte de Provence, on s’en doute, blêmit devant cette proclamation. Etienne de Jouy (1764-1846) dans sa « Biographie des Contemporains » (Paris – 1821 – tome XVII, page 145) dit en parlant du Général de Puisaye:
« Ses violents démêlés avec les agents du Roi (Louis XVIII qui n’était alors que Comte de Provence), forcèrent le général Puisaye à donner sa démission en 1797... et il quittala France... Ladisgrâce dans laquelle cet officier général était tombé avantla Restaurationne paraît pas avoir cessé depuis, et il n'est pas rentré en France. »
2° Le Général François Charrette dela Contrie
Sous les murs des Sables-d’Olonne, en décembre 1795, 6 mois après le prétendu décès de Louis XVII, le Général Charrette de la Contrie fit l’adresse suivante à son armée en parlant du jeune Roi:
« Unique et débile rejeton de ce grand arbre tranché par le glaive, tu n'as recueilli des tiens qu'un héritage de malheur, et, pour y mettre le comble, à peine soustrait à la férocité de tes bourreaux, TU ES DEVENU VICTIME DELA TRAHISON DETES DEFENSEURS... (en majuscules dans le texte).
Eh quoi! tu retomberais sous la puissance des tyrans...
Non, non, tant qu'un souffle de vie animera mon existence, la tienne est assurée!
Signé: CHARETTE. »
Cette adresse est rapportée dans « Mémoires » de François XII Alexandre dela Rochefoucauld(1747 – 1827) La Rochefoucauld
On remarquera la phrase : « à peine soustrait à la férocité de tes bourreaux » : c’est-à-dire « à peine évadé du Temple »
Et aussi la suite de la phrase : « tu es devenu victime de la trahison de tes défenseurs » ; ces défenseurs (qui auraient dû du moins être tels) sont les oncles du jeune Roi, au comportement infâme ; celui du Comte de Provence, en réalité, qui a entraîné dans son sillage malfaisant le faible Comte d’Artois.
3°La Conventionet l’armée républicaine
Dans le Moniteur Universel du 20 messidor an III (8 juillet 1795) est rendu compte le procès-verbal de la séance dela Conventionde ce même jour lors de laquelle un membre du Comité de Salut Public lit les lettres envoyées par les Commandants (républicains) des Ports de Lorient, de Nantes, Belle-Isle et de Paimboeuf précisant que les Anglais ont diversement débarqué sur le sol français; il cite notamment la lettre du général républicain Boneret (Belle-Ile) lequel informela Conventionque les Anglais l’ont sommé de se rendre au nom du Roi Louis XVII « qu’il a répondu qu’il avait assez de vivres et d’artillerie et qu’il ne reconnaîtrait jamais Louis XVII » Les autres Commandants reçurent cette même sommation de se rendre au nom de Louis XVII. Ils refusèrent pour le même motif.
La Conventionencaissa le coup, en silence, sans aucune invective, car cette sommation n’était pas une farce ; Louis XVII était vivant et libre, et elle le savait : un choix politique devenait donc possible : Louis XVII oula République…
La Conventionne répond rien et donne juste l’ordre d’insérer ces lettres dans son Bulletin, ce qui a été fait et prouvé par le procès-verbal publié 2 jours après, le 22 messidor an III.

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