dimanche 30 août 2026

St Aristide --St Fiacre Nécessité de préserver les haies


 Le vent et la pluie ne sont qu'un début. Une haie de campagne cumule plusieurs métiers à la fois — ce n'est pas juste une clôture verte, c'est une infrastructure agricole.

Ce que fait une haie bien fournie, toute l'année :
— Air : elle fait brise-vent et limite la dérive des produits phytosanitaires vers les parcelles voisines
— Franchement, sur les inondations : la haie crée une zone tampon contre l'érosion et aide à stocker l'eau dans le sol — elle ne remplace pas un vrai dispositif de gestion des eaux, mais elle y contribue
— Bruit : son feuillage dense disperse une partie du bruit routier, un vrai plus mais pas un mur antibruit
— Vie : garde-manger, nurserie et corridor de passage pour des dizaines d'espèces qui n'auraient sinon nulle part où aller
— Cultures : elle héberge les auxiliaires qui mangent les ravageurs et pollinisent, et offre de l'ombre au bétail
— Réglementation : sa taille est interdite du 16 mars au 15 août, le temps que les oiseaux nichent et élèvent leurs petits
Voilà aussi pourquoi une vieille haie n'a pas de prix : il faut des décennies de croissance pour espérer retrouver ce qu'elle apporte déjà, en un seul linéaire.
La prochaine fois que vous longez une haie de campagne, ne la voyez plus comme une limite de champ, mais comme un brise-vent, une éponge à eau, un antibruit et une nurserie pour le vivant — tout en un.

mardi 25 août 2026

St Louis Né en 1832 , toujours en vie

 



Jonathan a traversé près de deux siècles d’Histoire.

Cette tortue géante des Seychelles est aujourd’hui considérée comme le plus vieil animal terrestre vivant connu au monde.
Installé sur l’île de Sainte-Hélène depuis 1882, Jonathan aurait vu le jour vers 1832. Son âge est donc estimé à au moins 194 ans en 2026… et il pourrait même être encore plus âgé.
Malgré son grand âge, Jonathan continue de profiter tranquillement des jardins de la résidence du gouverneur de l’île.
Un véritable témoin vivant de l’Histoire.

mercredi 19 août 2026

St Jean-Eudes Droit de proprièté , bafoué tous les jours !!!

 "Nous sommes un pays marxiste, avec des élites marxistes, avec des universités marxistes, avec un monde de la presse marxiste." Invité sur Radio Courtoisie, l'historien Bernard Lugan a livré un constat sans filtre sur la dérive idéologique des élites, des médias et du monde universitaire français !



L'EMPRISE DU MARXISME CULTUREL EN FRANCE :
Pour l'africaniste Bernard Lugan, la France souffre d'un mal profond qui la distingue de la plupart des grandes nations : l'omniprésence d'une pensée unique d'inspiration marxiste. Dans les facultés, les rédactions et les hautes sphères politiques, les faits s'effacent trop souvent devant l'idéologie. Un système d'auto-censure et de rejet s'installe dès qu'un chercheur refuse de se plier à la doxa dominante.
🔍 LE RÉALISME SCIENTIFIQUE SACRIFIÉ SUR L'AUTEL DU DOGME :
Interrogé sur la différence d'accueil réservée à ses travaux entre la France et le monde anglo-saxon, l'historien souligne que l'approche pragmatique prévaut à l'étranger. Alors qu'ailleurs la valeur d'une analyse se mesure à sa confrontation avec la réalité du terrain, les institutions françaises privilégient la conformité idéologique. Ce blocage intellectuel prive le débat public de grille de lecture lucide sur les réalités historiques et géopolitiques.
📉 LE SURSAUT INDISPENSABLE FACE AUX ÉLITES DÉCONNECTÉES :
Cette hégémonie intellectuelle contribue à l'affaiblissement de la culture générale et au déni des réalités historiques, notamment sur la colonisation ou la mémoire nationale. La France doit renouer avec la liberté d'esprit, le pragmatisme et l'indépendance de la recherche pour sortir de cette impasse idéologique.

samedi 8 août 2026

St Dominique

 Le Secret du Grand Frêne

​Dans une clairière baignée de lumière dorée, trois ânes profitaient paisiblement de la douceur du samedi matin. Il y avait Barnabé, le doyen aux longues oreilles grises et au regard sage ; Pompon, un jeune ânon plein d'énergie au pelage rouan ; and Suzie, une ânesse douce qui aimait observer le vol des papillons.
​Ce matin-là, Pompon trottait en tous sens, piaffant d'impatience.
​« Barnabé ! Suzie ! Réveillez-vous ! C'est le week-end, il faut courir, explorer, traverser le ruisseau, monter au sommet de la colline ! On va rater plein de choses si on reste là ! »
​Barnabé laissa échapper un doux braitement amical et s'approcha lentement d'un vieux frêne touffu dont l'ombre projetait de grands arabesques sur l'herbe fraîche.
​« Viens plutôt voir ceci, petit Pompon », chuchota le vieil âne en désignant du bout du museau un tapis de trèfles humides de rosée. « Le week-end n'est pas une course. C'est un art. »
​Suzie s'approcha à son tour, attrapant délicatement une pomme tombée dans l'herbe pour la partager en trois. Ils s'assirent tous les trois à l'ombre du grand arbre. La brise légère faisait chanter les feuilles, le ruisseau murmura une douce mélodie, et la chaleur du soleil vint réchauffer leur pelage.
​Pompon, d'abord réticent, finit par s'allonger entre ses deux compagnons. Il ferma les yeux, écoute le chant d'un merle, sentit l'odeur sucrée de la pomme et la fraîcheur du vent. Pour la première fois de la semaine, il ne pensait ni à hier, ni à demain. Il était simplement là.
​« Alors, Pompon, » demanda doucement Suzie en lui caressant la tête de ses oreilles, « que penses-tu de notre aventure ? »
​Le petit âne poussa un soupir de bonheur et murmura, les paupières lourdes :
​« Je crois que le plus beau des voyages, c'est de prendre le temps de ne rien faire. »
​Et c'est ainsi que, sous le grand frêne, les trois ânes savourèrent la plus précieuse des richesses : un week-end d'immobilité, de paix et de douceur. M.H. Selva

jeudi 6 août 2026

Transfiguration. ST Octavien

                                


Le fil invisible

Un matin, Barnabé l'âne marchait doucement dans un pré couvert de rosée. Un rouge-gorge vint se poser sur son dos, tandis qu'un papillon dansait entre les fleurs.
Le petit ânon demanda : « Pourquoi t'arrêtes-tu si souvent ? »
Barnabé sourit.
« J'écoute. Le vent a quelque chose à raconter, les arbres ont une mémoire, les fleurs nourrissent les abeilles, les abeilles nourrissent les vergers, et les vergers offrent leurs fruits. Nous faisons tous partie du même fil invisible. »
L'ânon resta silencieux un instant. Puis il remarqua une coccinelle grimpant sur un brin d'herbe et un hérisson traversant le sentier.
Ce jour-là, il comprit qu'être relié au vivant, ce n'est pas seulement aimer la nature. C'est prendre soin de chaque être, aussi petit soit-il, car chaque vie est une note indispensable dans la grande mélodie du monde
Lorsque nous prenons soin du vivant, c'est aussi une part de nous-mêmes que nous faisons grandir. 🌿